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C'est sous le signe
d'une confiance renouvelée en la COI que le Vice-Président de la République,
M. James Michel, a placé les travaux de la 19ème session ordinaire du
Conseil ministériel de cette organisation dont il a donné le coup
d'envoi le mercredi 12 fevrier, à l'Hôtel Berjaya Mahe Beach.
Utile,
nécessaire et indispensable sont les qualificatifs que M. Michel a
utilisés à cette occasion afin d'exprimer la confiance et l'importance
qu'il attache à cette organisation dont il a également invité les
membres à faire des faiblesses notées jusqu'à présent "le
moteur d'une nouvelle dynamique de coopération".
De
nombreuses personnalités indiaocéaniques et françaises et appartenant
à des organisations régionales et internationales participent à cette
session : Il s'agit, entre autres, du Ministre délégué à la Coopération
et à la Francophonie de France, M. André-Paul Wiltzer; le Ministre des
Affaires étrangères de l’Union des Comores, M. Souef Mohamed
El-Amine; le Ministre des Affaires étrangères de la République de
Madagascar, le Général Marcel Ranjeva; le Ministre des Affaires étrangères
de la République de Maurice, M. Anil Gayan; ainsi que le Président du
Conseil Général de la Réunion, M. Jean-Luc Poudroux, le Vice-Président
du Conseil Régional, M. Antoine Minatchy, et le Préfet de la Réunion,
M. Gonthier Friederici.
Un
parterre de personnalités seychelloises dont de nombreux ministres, et
le corps diplomatique, complétaient hier tout ce monde soucieux de
conjuguer les efforts afin de permettre à la COI de se repositionner
dans le nouvel environnement régional et international marqué par l'émergence
de nouveaux ensembles plus larges et plus étoffés.
C'est
dans cette perspective que le N. 2 seychellois a estimé que les Etats
membres - Seychelles, Ile Maurice, Comores, Madagascar et Réunion-France,
devaient renforcer leur cohésion et leur interdépendance.
"La
COI est nécessaire parce que la région est le cadre approprié et
parfois même le seul qui convienne pour traiter des questions qui
affectent les intérêts indissociables des Etats membres.... La COI est
indispensable parce que dans ce monde qui est le nôtre, l'interdépendance
inévitable des Etats qu'accroît le phénomène de la mondialisation,
cette interdépendance a de nombreux effets négatifs qu'il convient
de combattre en s'appuyant sur des complémentarités et des
solidarités régionales ", a-t-il rappelé, estimant dans ce
contexte que ce sont ces complémentarités et ces solidarités qui
permettront aux Etats membres de défendre leurs spécificités
insulaires.
Il
a fait l'historique de l'organisation régionale et a appelé à sa
relance.
"Je
dis bien relance. Car il ne s'agit pas de changement ici, mais bien
d'une action de relance sur la base d'orientations stratégiques resserrées
et autour de programmes dans lesquels la COI est compétente et compétitive",
a-t-il précisé.
La
cérémonie d'ouverture avait commencé par une intervention du secrétaire
général de la COI M. Wilfrid Bertile, qui a souligné l'importance de
cette session dans la mesure où elle coïncide avec les 20 ans de
l'organisation.
"Cette
importance est d'autant plus grande que notre organisation commémore
cette année ses 20 ans. Comme tout humain qui sort de l'adolescence et
aborde l'âge adulte, réfléchit sur le sens à donner à sa vie, la
COI a le souci de mieux se positionner en raison de l'évolution du
contexte mondial et régional", a-t-il dit.
C'est
à peu près dans le même sens que le Ministre des Affaires étrangères
seychellois, M. Jérémie Bonnelame, a placé son intervention.
M.
Bonnelame qui a assuré en 2002 la présidence de l'organisation, a
appelé la COI à promouvoir une stratégie de développement régional
bien à elle.
"Certes
20 ans après sa création, la COI doit plus que jamais promouvoir une
stratégie commune, et bien à elle, de développement régional. Mais
a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Et ses moyens s'appuient-ils sur
une volonté politique soutenue des Etats ? ", s'est-il tout de même
interrogé.
Le
ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, M.
Pierre-André Wiltzer, a pour sa part estimé que la COI ne devait pas
se sentir en concurrence avec les autres organisations régionales
partenaires du 9ème FED.
"Elle
a toute sa place dans ce dispositif", a-t-il dit, avant d'exprimer
le souhait de voir la COI s'imprimer un nouvel élan sous la présidence
comorienne qui commence à la fin des travaux.
Aujourd'hui
les ministres doivent se retrouver autour d'un ordre du jour portant
entre autres sur
-
la coopération économique régionale dans le contexte de la
mise en œuvre de l’Accord de Cotonou et de la négociation des
Accords de Partenariat Economique entre l’Union Européenne et les
Pays du groupe ACP;
-
les nouvelles orientations stratégiques de la COI;
-
l’Université de l’Océan Indien, le Festival Culturel
Tournant, le Projet régional de lutte contre le déversement
d’hydrocarbures, le Projet de création d’une organisation
touristique des Iles de l’Océan etc...
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