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La commission de
l'Océan Indien vient de tirer le rideau sur les travaux de sa 19ème
session en imprimant à sa marche vers une intégration de ses Etats
membres un nouveau souffle.
Certes des décisions
radicales n'ont pas émergé de ces deux journées marathon menées
parfois aux pas de charge - ce qui ne peut d'ailleurs être qu'une
marque de sagesse - mais la volonté exprimée tout au long des travaux
d'aller de l'avant augure des lendemains meilleurs.
Certes,
l'organisation a besoin aussi d'actions éclatantes pour être mieux
visible auprès des populations de la sous-région.
Certes, il lui
revient encore d'être plus imaginative dans la recherche des sources de
financement de ses programmes. Mais sa viabilité ne fait plus guère de
doute. Les programmes à venir, portant sur la lutte contre les déversements
des hydrocarbures, la conservation des écosystèmes et des ressources côtières
et marines, la sécurité aérienne, le tourisme et la météo - pour ne
citer que quelques-uns - vérifient bien cette viabilité.
N'en déplaise à
ceux qui croient encore que l'importance d'une organisation régionale
se mesure à l'aune de la grandeur des pays qui la constituent, la COI
vient de prouver qu'elle reste incontournable dans la recherche de
solutions aux difficultés liées à la spécificité de nos îles et à
la vulnérabilité de leurs économies.
Sa cohérence
- même peuplement, même langue, même histoire, même cordon
ombilical, (la mer) même culture etc, reste un atout majeur que nos îles
ne trouveront avec aucun autre ensemble régional, si vaste et si riche,
soit-il.
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