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La Seychelles
Fishing Authority accueille depuis lundi 2 fevrier jusqu'au 5 février,
un groupe de travail régional sur la pêche palangrière dans le sud-ouest
de l’océan Indien.
Les pêcheries
hauturières ciblant les grands poissons pélagiques représentent un
secteur économique majeur de nombreux Etats et régions insulaires et
côtiers. Historiquement, les grandes pêcheries hauturières de thon dans
l’océan Indien existent depuis les années 50.
Aux flottilles
palangrières asiatiques (Japon, Taiwan), s’est ajoutée, au début des
années 1980, une flottille européenne de thoniers senneurs. Les captures
ont connu une très forte augmentation et sont passées d’environ 80 000
tonnes en 1960, à près de 800 000 tonnes en 2001. Depuis 1995, les
captures de thons et d’espadons de l’ensemble de l’océan Indien
représentent près du quart des captures mondiales.
S’appuyant sur
l’essor remarquable des pêcheries industrielles et la richesse apparente
des ressources pélagiques, plusieurs Etats et régions insulaires ont
récemment favorisé le développement de pêcheries locales, le plus
souvent palangrières pour exploiter eux-mêmes, ces ressources dans leurs
eaux. Pour ces Etats, la pêche palangrière est un secteur producteur
d’emplois. C’est aussi une source de devises à l’exportation car la
palangre exploite un produit à haute valeur ajoutée. Enfin, cela permet
de réduire la pression de pêche sur les zones côtières très convoitées.
Dans le sud-ouest de
l’océan Indien, le développement de la flottille palangrière locale a
été initié en 1991 à la Réunion. La flottille seychelloise a démarré son
activité en 1995. Ces deux pêcheries qui ont exploité une même ressource,
l’espadon, ont connu une histoire similaire. Les rendements
encourageants au début, ont diminué de moitié en moins de 10 ans,
passant d’environ 20 à 10 espadons pour 1000 hameçons posés. A cela, des
problèmes supplémentaires sont apparus comme la prédation des captures
par les mammifères marins et les réglementations sanitaires
internationales auxquelles sont soumis les produits à l’exportation.
Toutes ces questions sont suffisamment graves pour mettre en péril, non
seulement le développement de l’activité, mais aussi sa survie.
Dans le cadre d’une
démarche régionale avec l’île de la Réunion et avec le souci d’impliquer
étroitement les pêcheurs et armateurs de la pêche à la palangre, la
Seychelles Fishing Authority organise ce groupe de travail à Mahé.
Les objectifs de ce
groupe de travail sont
- de dresser un
bilan des pêcheries palangrières en activité dans le sud-ouest de
l’océan Indien;
- faire une synthèse
des acquis scientifiques dans les domaines de la pêche palangrière et de
leur environnement;
- proposer des
actions prioritaires pour le maintien et le développement durable des
pêcheries palangrières locales.
Cofinancé par le
Gouvernement des Seychelles, La Région Réunion (Comité des pêches) et
l’Ambassade de France aux Seychelles (Service de Coopération et d’Action
Culturelle), cet atelier auquel participe la CTOI s’appuie sur
l’expertise scientifique de deux organismes de recherche, l’IRD et
l’IFREMER.
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