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Désormais le thon
sera au centre des priorités de la pêche semi industrielle aux
Seychelles.
C'est ce qu'a
révélé, lundi 2 fevrier devant la presse, le directeur de la Seychelles
Fishing Authority (SFA), Monsieur Rondolph Payet, peu de temps après
l'ouverture d'un atelier technique de quatre jours sur la pêche
palangrière dans le sud-ouest de l'Océan Indien.
L'atelier, qui
bénéficie de l'appui de l'Etat français et de La Région Réunion, réunit
des chercheurs français et seychellois de la SFA, IFREMER, IRD, CAPMEN,
dont le menu sera composé de présentations des résultats de recherches
sur la pêche palangrière à La Réunion, aux Seychelles, à Mayotte, en
Polynésie française etc...
Monsieur Payet a
indiqué que les mesures restrictives prises par l'Union Européenne
relativement à l'exportation de l'espadon ont entraîné une chute de près
de 250 tonnes des prises de cette espèce pélagique en 2002. Ces mesures
frappent non seulement les Seychelles mais également La Réunion.
Un problème de
taille quand on sait, a-t-il expliqué, qu'en 2001, 400 tonnes de cette
espèce ont été pêchées et ont apporté 1, 5 million de dollars au pays.
Voilà ce qui
justifie donc cet atelier régional dont l'objectif est d'explorer avec
les partenaires réunionnais les autres options et élaborer des démarches
communes.
Les participants
doivent aussi faire la synthèse des différentes recherches menées sur la
palangre à l'échelle mondiale.
Engageant les
travaux lundi matin à la SFA, Monsieur Payet a rappelé toutes les
démarches qui ont entraîné le développement de la pêche palangrière dans
la sous-région, notamment à La Réunion aux Seychelles.
Il a cependant
souligné que malgré toutes les actions de recherche et de développement
entreprises, la baisse des rendements, les problèmes de déprédation et
les obligations réglementaires liées aux exportations constituent
aujourd'hui d'importantes menaces pour la survie des pêcheries.
"Assurer
l'exploitation durable des ressources sans bouleverser les écosystèmes
et garantir la croissance d'un secteur économique soumis à de fortes
contraintes, sont les nouveaux défis lancés aux professionnels, aux
scientifiques et aux décideurs", a aussi rappelé Monsieur Payet à
l'ouverture de cet atelier.
Il a estimé que
pour y parvenir, il fallait identifier ensemble les besoins et les
attentes de chacun et élaborer un plan d'actions prioritaires dans
lequel tous les secteurs seraient engagés.
Les travaux doivent
aboutir à l'adoption d'un programme d'accompagnement technique et
scientifique.
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