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Pourquoi les fonctionnaires dont la plupart sont déjà titulaires du Delf
se présentent-ils à ces examens de français ?
Pour eux, la question
ne se pose pas dans la mesure où les examens de français du SIM sont
orientés sur le français de la profession et s’ancrent dans notre
réalité seychelloise. Ainsi, dans la première partie, les candidats
doivent traduire un texte se rapportant à un événement en relation avec
des actions relevant du domaine public. Ils doivent aussi rédiger un
courrier professionnel destiné à un interlocuteur national ou
international francophone. Dans la seconde partie dont le niveau
d’exigence est supérieur, les candidats doivent traduire un courrier
rédigé en anglais dans la langue de Molière et effectuer un compte rendu
écrit d’une réunion.
Pour tous les candidats, la tâche est
rude. Pour certains, il s’agit même de la seconde tentative pour
décrocher l’un des deux diplômes. Mais la motivation est grande car tous
et toutes sont conscients des enjeux liés à leur obtention. Non
seulement il met en valeur les compétences personnelles mais surtout, il
permet au français qui est l’une de nos langues nationales, d’être mieux
maîtrisée et de mieux rayonner au sein de notre service public.
« Nous sommes tous au
cours de notre carrière, et plus souvent qu’on l’imagine, amenés à nous
exprimer ou à rédiger en français et cette formation nous assure que
nous exploiterons au mieux notre potentiel » nous a confié une fonctionnaire-étudiante peu avant de se
présenter aux examens. « Je suis déjà titulaire du Delf1 mais cette
préparation aux examens du SIM vient compléter ma formation en ce sens
où elle m’initie au travail de traduction et de rédaction technique.
C’est très intéressant et fort utile » a-t-elle ajouté.
Sont admis à se présenter à ces examens
tous les fonctionnaires qui ont été sélectionnés pour suivre la
formation initiale en français dispensée dans le cadre de la formation
continue des agents de l’état. Gérée par le Ministère de la Fonction
Publique et du Développement de la Main Oeuvre qui bénéficie de l’appui
de la Coopération Française, elle a déjà permis à une centaine de
fonctionnaires d’être titulaires de diplômes intermédiaires (Delf1, SIM1
et SIM2, 400 heures d’apprentissage), à 23 d’être titulaires d’un
diplôme intermédiaire avancé (Delf2, 600 heures d’apprentissage) et à 9
d’un diplôme supérieur avancé (900 heures).
Nous souhaitons, à l’heure d’une montée en puissance de l’intérêt porté
aux certifications en français, bonne chance aux 15 candidats de
l’examen du SIM1 et aux 63 candidats de l’examen du SIM2. |