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Une vingtaine d'agriculteurs de l'Association des
Fermiers de Val d'Endore ont effectué le jeudi 6 mars, une visite à
l'usine de compostage de STAR, à Providence.
Cette visite se
situe dans le cadre de son programme de travail relatif à la promotion
de l'usage de la matière organique dans l'agriculture,
Accompagnés de José
Guerreiro, Agent chargé de l'Extension Sud Mahé au Ministère de
l'Agriculture et des Ressources Marines, et de Juliana Brutus, présidente
de l'Association, les fermiers ont pu constater de visu le procédé de
fabrication du compost et négocier avec le producteur un tarif préférentiel.
La visite était
guidée par Serge Troïan, responsable à STAR.
L'usine de
Providence reçoit environ 140 tonnes de déchets verts par mois. 500
tonnes de compost seulement sont produits chaque année, alors que la
capacité maximale de l'usine dépasse les 3500 t.
Fabriqué entièrement
à partir de déchets végétaux, le compost de STAR est validé pour
chaque lot produit, par la SBS (Seychelles Bureau of Standards ). Il est
à 100% organique, naturel riche en minéraux et inodore. Il a
été testé l'année dernière dans le secteur Sud de l'île sur
plusieurs produits, notamment la patate douce, le manioc, les tomates,
les brèdes et la salade verte.
Selon José
Guerreiro, cette visite des fermiers de Val d'Endore au centre de
compostage vient en complément du travail que les techniciens de
l'agriculture opérant au sud de Mahé ont entrepris depuis l'année
dernière, c'est-à-dire encourager l'utilisation de la matière
organique dans l'agriculture.
Il a expliqué que
le service d'extension a fait des essais avec plusieurs sortes de
fumiers (volaille, boeuf) ainsi que le compost. De ces essais il ressort que le compost est plus
riche en potasse qu'en nitrogène. Par contre, le fumier de volaille a
une plus forte concentration en nitrogène.
Il a aussi affirmé
que le compost est plus efficace dans la culture de la patate douce, du
manioc et de la tomate que dans celle des brèdes et de la salade verte.
Pour Serge Troïan,
un rapprochement entre fermiers et producteurs de compost est nécessaire
pour consolider les liens naturels qu'ils sont en droit d'entretenir.
En ce qui concerne
le prix de vente du compost, il a expliqué que la direction et
l'association des fermiers discuteront de cette question en temps
opportun.
Juliana Brutus a
estimé, de son côté, que cette visite fait partie des activités prévues
par l'association. Elle a indiqué que la plupart des fermiers veulent
utiliser le compost à la place des produits chimiques mais ils
s'interrogeaient encore sur les procédés de fabrication et les matières
utilisées.
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