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"L'AGOA
(Africa Growth and Opportunity Act) est une chance pour l'Afrique et une
nouvelle opportunité susceptible de favoriser l'investissement
étranger aux Seychelles", a déclaré M. Jérémie Bonnelame,
Ministre des Affaires étrangères, au cours d'une rencontre avec la
presse le jeudi 30 janvier.
M.
Bonnelame était au nombre des 75 ministres qui ont représenté
l'Afrique au Second US- Sub
Saharan Africa Trade and Economic Cooperation Forum, qui s'est
déroulé du 15 au 17 janvier à l'Ile Maurice. Plus de 500 invités
comprenant des officiels, des businessmen, des consultants, des
investisseurs ont participé aux différentes rencontres organisées
autour de ce forum qui avait pour but de voir si l'Afrique avait
bénéficié de l'AGOA , identifier les contraintes de ses dispositions
et les perspectives d'avenir.
L'Africa
Growth and Opportunity Act ou la loi sur la croissance et les
opportunités économiques en Afrique, a été votée en 2000 par le
Congrès américain dans le but d'accroître le flux des exportations de
l'Afrique vers le marché américain sans taxe, et celui des
investissements américains en Afrique. Son objectif est de permettre
aux 38 pays africains dont le nôtre, jugés "éligibles",
d'accélérer leur croissance économique en créant plus de richesses.
M. Bonnelame a déclaré que les Seychelles étaient attachés à une
exploitation judicieuse de ce formidable outil de développement à
travers l'encouragement des opérateurs privés locaux et des
opérateurs étrangers à investir dans le pays.
En
effet, ce sont plus de 6 000 articles qui peuvent être exportés aux
Etats-Unis dans le cadre de l'AGOA, comportant, entre autres, les
produits agricoles et dérivés, les produits de l'artisanat africain et
les textiles.
Au
cours de la rencontre avec la presse hier, le chef de la diplomatie
seychelloise a tenu à souligner que le seul fait que les Seychelles
soient éligibles à l'AGOA était un atout en soi, dans la mesure ou
implicitement le pays est reconnu comme étant "un pays de bonne
gouvernance, démocratique et respectueux des droits de l'Homme".
Il
s'est félicité de la proposition d'étendre le délai de l'AGOA au-delà
de 2008. Une proposition qui a besoin de l'aval du Congrès.
Il
a aussi salué les milliers d'emplois que l'AGOA a permis de créer en
Afrique ainsi que les perspectives de développement que vont ouvrir les
10 milliards de dollars que les USA voudraient mettre à disposition.
Une somme dont les Seychelles ne pourront profiter en raison de son PNB
par tête d'habitant qui est supérieur aux 3500 dollars établis comme
barème.
Invité
à faire une comparaison entre les Accords de Cotonou et l'AGOA, le chef
de la diplomatie seychelloise a indiqué que le Forum USA-Afrique
n'était pas un Accord négocié, mais que tous les deux étaient à
considérer comme "des opportunités" pour les pays situés au
Sud du Sahara.
Il a fait un bref bilan de l'AGOA en rappelant
que les exportations de l'Afrique sub-saharienne vers les Etats-Unis se
sont chiffrées à 8 milliards de dollars l'année dernière tandis que
les investissements américains en Afrique ont nettement augmenté.
L'AGOA a particulièrement bénéficié à plusieurs pays parmi lesquels,
l'Afrique du Sud, Madagascar, l'Ile Maurice, le Kenya, le Swaziland, le
Botswana et le Lesotho.
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