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Les plantes
envahissantes étaient à l'actualité la semaine dernière. Une conférence
donnée sur le thème a attiré de nombreux auditeurs, pour la plupart
des spécialistes de l'environnement, vendredi dernier, à l'Institut
National de l'Education, Mont Fleuri. Une conférence organisée par le
Ministère de l'Environnement et animée par Dr. Christophe Lavergne, un
botaniste spécialisé justement dans les questions relatives aux
plantes envahissantes au Conservatoire Botanique National de Mascarin.
Dr Lavergne,
qui vient de La Réunion, est
d'avis que l'invasion des plantes envahissantes est actuellement la
menace la plus importante pour la biodiversité. Aussi propose-t-il de
conserver la biodiversité telle qu'elle est.
"Il y
a une menace vraiment préoccupante pour les îles qui sont les
invasions et on ne s'intéresse pas assez à ces espèces
potentiellement envahissantes. Il faut donc plus se focaliser sur les
futures espèces envahissantes qui sont la menace de demain pour la
conservation des milieux", affirme-t-il.
Pour
l'expert français, les espèces les plus préoccupantes aux Seychelles
sont le clydémia, la prune de france, l'alstonia
et l'albizia.
Comment
contrôler ces plantes ? Selon le botaniste, il serait bien indiqué de
bien surveiller ce qui se passe dans le milieu, être présent sur le
terrain et se tenir au courant de ce qui se passe dans les autres régions
de l'Océan indien afin de déterminer le comportement envahissant qui
pourrait devenir une espèce envahissante majeure.
Le plus
important, ajoute-t-il, serait aussi de bien contrôler
tout ce qui arrive
aux Seychelles par l'aéroport (le commerce vert) vu que de plus en plus
de plantes d'ornement sont
introduites dans l'île et que la plupart sont envahissantes. Une
campagne de sensibilisation devrait aussi permettre à la population de
savoir quelles sont les plantes dites envahissantes. Cela aiderait à
empêcher leur propagation.
Il faut
dire que Dr Christophe Lavergne est un homme de terrain. A l'appui de diapositives, il a présenté lors de la conférence
La Réunion, sa flore et son
habitat et comment la question de ces plantes a été traitée là-bas.
C'est fort
donc de cette expérience, qu'en plus de ce qu'il a proposé plus loin,
Dr Lavergne a aussi préconisé d'autres mesures comme :
- mettre
plus de moyens dans le système de détection précoce
- ne pas
introduire de nouvelles espèces envahissantes
- agir dans
les endroits les plus riches, les réserves par exemple
- limiter
l'invasion permanente des plantes déjà installées depuis longtemps
(les prunes de france)
- mettre en
place des sites d'observation en permanence afin de détecter les
nouvelles invasions, etc....
La conférence
est arrivée à la conclusion qu'une fois installées, il devient
difficile de combattre les plantes envahissantes. Aussi une détection
rapide des invasions potentielles permettrait-il une meilleure gestion
de ces plantes avant leur propagation.
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