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Pourquoi les jeunes Seychellois préfèrent-ils
s'exprimer en anglais plutôt qu'en français? Quelles sont les
difficultés pour apprendre le français par rapport aux autres langues?
Le créole freine-t-il l'apprentissage du français?
Ce sont là
quelques-unes des questions assez pertinentes qui ont été soulevées,
le samedi 22 mars, lors d'un forum de la jeunesse organisé autour du thème
"La Jeunesse et la Francophonie."
Un peu plus d'une
quarantaine de jeunes étaient présents à ce forum organisé, au
Centre International des Conférences, par le département de la
Jeunesse du ministère de l'Education et de la Jeunesse, dans le cadre
de la Fête de la Francophonie.
Les débats bien
animés étaient dirigés par trois professeurs de français, notamment
Mohamed Kanté, Jacques Koui et Daouda Traoré, et un fonctionnaire du
Ministère des Affaires étrangères, Charles Sorry.
Tout en
reconnaissant que le français était une langue aussi importante que
l'anglais, les jeunes qui sont intervenus, ont déclaré qu'à leurs
yeux la langue de Shakespeare leur paraissait plus facile à parler et
à comprendre. L'assimilation de la grammaire, la structure des phrases
et l'accent sont quelques-unes des difficultés qu'ils ont avancées en
relation avec l'apprentissage du français.
Cependant ils ont
relevé que malgré tous les efforts faits par plusieurs élèves et étudiants
pour apprendre le français il manquait un certain encouragement au
niveau de la société.
Ils ont expliqué
que si l'initiation à l'anglais commence depuis la maternelle, c'est
seulement en quatrième année du primaire que l'apprentissage du français
débute. Ce qui, à leurs yeux, n'est pas du tout encourageant.
Selon certains
jeunes, même si le français est inscrit comme troisième langue
officielle il continuera à perdre pied aux Seychelles dans la mesure où
son utilisation n'est pas courante dans les fonctions officielles,
notamment à l'Assemblée nationale où on ne parle que le créole et
l'anglais.
Ils ont cependant
relevé que loin d'être un obstacle, le créole aide à comprendre
facilement le français ou à se faire comprendre par un Français,
parce qu'il est son dérivé.
Au début des débats,
Noussira Daman qui a lancé le forum avait noté que le français,
qu'elle a décrit comme une langue moderne, précise, rationnelle et
porteuse d'idées humanistes et de progrès, était un élément de
notre histoire.
"Pour nous tous, qui avons le français en
partage, la francophonie est une idée forte, un idéal puissant, un
combat exigeant", avait-elle aussi souligné pour expliquer
l'origine et la raison d'être de la célébration de la Francophonie.
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