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Peu de temps après sa prestation de
serment le 16 courant, le nouveau vice-président s'est gentiment prêté
aux questions de Seychelles Nation.
Comment avez-vous accueilli votre nomination à
la vice-présidence de la République ?
C’est
évidemment un grand honneur que le Président Michel m'a fait en me
choisissant pour prendre responsabilités qui sont aujourd’hui les
miennes. C’est un choix qui résulte sans doute de la lecture qu’il a
faite de mon passé et de mes antécédents. Je lui en suis gré. Je peux
l’assurer de ma disponibilité à oeuvrer avec lui et l'ensemble du
gouvernement pour assurer le mieux-être et la prospérité du peuple
seychellois.
Vous
attendiez-vous à cette nomination ?
J'ai eu la
même surprise que lorsque, en 1982, le Président de la République, M.
France Albert René, m'avait appelé pour me confier le portefeuille du
Travail et de la Sécurité sociale de son gouvernement. J'ai travaillé
pendant plusieurs années avec le Président Michel d'abord comme 2ème
Ministre Désigné quand, lui, il était Premier Ministre Désigné, et comme
Ministre Désigné, quand il a été nommé Vice-Président de la République.
Quand il a fallu choisir un Vice-Président il a songé à moi. Je lui en
suis gré.
Dans
l'attente de ces changements auxquels vous venez de faire allusion, de
nombreuses rumeurs ont circulé, notamment sur vous. On a ainsi appris
par ouï-dire que vous alliez quitter le gouvernement. Pour certains, à
cause vous êtes très malade, pour d'autres, à cause vous ne voulez plus
faire partie du gouvernement.
Pouvez-vous nous éclairer sur tout cela en particulier sur votre état de
santé ?
La vérité,
c'est ce que chacun de nous peut constater de visu actuellement.
La rumeur selon laquelle j'étais gravement malade m'est effectivement
parvenue. Mais contrairement à cette rumeur, je suis en très bonne
santé. Je suis comme tous les êtres humains; il arrive parfois, surtout
quand on avance en âge, que l'on ne se sente pas bien. C'est tout. En
d'autres termes, je suis en parfaite santé comme vous pouvez le
constater.
Quand
comptez-vous rejoindre vos nouveaux bureaux à State House ?
Ça sera
dans quelque semaines, précisément quand le Président Michel aura
rejoint ses bureaux.
Est-ce
que vous vous attendez à recevoir d'autres portefeuilles ministériels en
plus de celui du Tourisme et des Transports que vous détenez en ce
moment ?
Le Président Michel est en train d'étudier la
composition de son nouveau gouvernement et je ne peux vous dire si je
dois recevoir de nouveaux portefeuilles. Pour l'instant je conserve le
portefeuille du Tourisme et des Transports en plus des nouvelles
fonctions que le Président m'a récemment confiées. Reposez-moi donc la
question dans quelques mois quand le Président Michel aura jugé
nécessaire de remanier son gouvernement.
Quelles sont les nouvelles fonctions que l'on
vient de vous confier ?
Ce sont en fait des dossiers qui m'ont été confiés
afin de décharger un peu le Président de la République.
On vous décrit comme un homme affable,
tranquille et dépourvu de toute ambition politique. Est-ce le même
portrait que vous dresserez de vous-même ?
Je n'ai jamais inscrit parmi mes ambitions le désir
d'occuper de hautes responsabilités. Quand on me confie un travail je
l'exécute dans la mesure de mes capacités sans égard à ce que cela
pourrait me rapporter. C'est comme ça que je fonctionne. C'est ça ma
nature.
Ça veut dire que vous n'avez jamais rêvé un jour
de devenir une haute personnalité de votre pays, d'en être par exemple
le Vice-Président voire le Président ?
Jamais !
Le Président de la République a engagé une série
de consultations avec les différents corps, les mouvements associatifs
et la société civile. Quels sont les objectifs de ces rencontres ?
Le Président Michel veut prendre le pouls de tous
les secteurs vitaux et des acteurs de la société de façon à avoir une
idée claire des besoins, des aspirations et des urgences de l'heure.
C'est dans cette perspective que s'inscrit cette série de consultations
qui concerne aussi bien les groupes parlementaires, le Chef de
l'Opposition, les politiciens, la jeunesse, les opérateurs économiques,
les ONG et d'autres encore. C'est fort des opinions des uns et des
autres que le gouvernement pourra ainsi ajuster ses démarches et
assurer un bon pilotage de ses priorités.
Ces consultations répondent-elles pour l'instant
à vos attentes ?
Parfaitement. Le Président n'a pas d'idées
préconçues. Il veut d'abord écouter tout le monde afin, comme je l'ai
déjà dit, avoir une idée claire des attentes des principaux acteurs de
la société en ce moment. Sous ce rapport, les consultations sont pour
l'instant assez prometteuses dans la mesure où elles s'harmonisent avec
le désir du Président Michel de voir toutes les forces du pays engagées
avec la même volonté dans l'oeuvre de construction nationale.
Vous ne manquez jamais une occasion d'exprimer
votre foi catholique. D'où vient cet attachement étroit à l'Eglise
catholique ?
De ma famille. J'ai reçu depuis ma prime enfance
une éducation catholique. J'ai été enfant de choeur bien avant même que
je fasse ma première Communion, je servais la messe et plus tard j'ai
été admis à poursuivre mes études au Collège des Frères de l'Instruction
Chrétienne. Et depuis, j'essaye, autant faire se peut, de pratiquer le
plus correctement possible ma religion. J'essaye de faire comme tous les
bons croyants.
Propos recueillis par Sam
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