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C'est désormais certain, le 17 mars, les
téléspectateurs seychellois seront liés au plus important réseau
télévisuel francophone mondial : TV5, diffusée dans 150 pays et
atteignant plus de 140 millions de foyers répartis sur les cinq
continents.
Cette semaine, Seychelles a rencontré le
directeur exécutif de la Seychelles Broadcasting Corporation, M. Ibrahim
Afif, pour faire le point sur les préparatifs et les implications du
lancement de cette chaîne.
Pouvez-vous nous confirmer qu'à partir du 17
mars les téléspectateurs seychellois pourront capter les programmes de
TV5 ?
Sauf accroc de dernière minute le lancement
officiel de la chaîne francophone aura lieu effectivement à la date que
vous avez mentionnée.
Avant l'installation de la chaîne on avait fait
état de nombreux problèmes techniques qui se posaient en obstacles à la
diffusion des programmes de cette chaîne. Ces difficultés ont-elles été
aplanies ?
Jusqu'à ce jour nos techniciens sont en train de
travailler afin d'aplanir certaines difficultés techniques. Mais nous
sommes confiants que celles-ci n'empêcheront pas le démarrage de la
première phase de diffusion des programmes de cette deuxième chaîne.
En général les difficultés majeures rencontrées par
les techniciens se situent au niveau de la redistribution des fréquences
entre les deux chaînes et les caractéristiques géographiques de notre
pays. Parce que, quoique nous soyons un petit pays, nos îles notamment
Mahé, présentent une situation topographique qui ne permet pas une
diffusion facile des images. C'est à cause de ces difficultés que nous
avons été obligés d'installer près de 14 émetteurs de différentes
puissances afin que les téléspectateurs puissent avoir une très bonne
qualité d'image. Dans plusieurs pays, 1 ou 2 émetteurs puissants
auraient suffi pour la diffusion des images.
En ce qui concerne la redistribution des fréquences,
SBC qui émettait jusque-là sur VHF doit désormais émettre sur UHF. Ce
changement a diverses implications sur lesquelles il ne me paraît pas
utile de m'étendre ici. TV5 émettra sur les VHF.
Quels ont été les résultats des essais que vous
avez faits il y a deux semaines ?
Les résultats ont été concluants partout à
l'exception de quelques petites poches où une poignée de familles ont eu
du mal à capter SBC ou l'on complètement perdu. Mais nos techniciens
sont à pied d'oeuvre pour résoudre le problème.
De nombreux téléspectateurs ont noté que TV5
présentait une qualité d'image meilleure à celle de SBC. Comment
expliquez-vous cette différence ?
La raison est très simple : tous les équipements de
TV5 sont neufs et sont du numérique (digital) alors que ceux de la SBC
sont vieux de près de 20 ans et le signal reçu passe du numérique à
l'analogue. Ce qui forcément a une incidence sur la qualité des images.
Depuis quelques jours on ne peut plus capter le
signal de TV5.
C'est une interruption volontaire en attendant que
nos techniciens règlent de petits problèmes d'interférence constatés
dans certains secteurs.
On accuse SBC à tort ou à raison d'avoir traîné
les pieds pour accepter cette seconde chaîne qui devrait avoir commencé
à diffuser ses programmes aux Seychelles depuis plusieurs années. Quelle
est votre explication de cet état de fait ?
SBC n'a pas traîné avec le projet TV5. Loin s'en
faut. Le projet a pris un peu de retard pour la simple raison qu'il a
été mis en route au même moment où la compagnie privée Global Investment
and Business Corporation Ltd lançait la télévision par câble à Mahé. Je
pense que c'est lorsque des décideurs français ont appris qu'il y avait
déjà TV5 sur le bouquet proposé par Global, qu'ils ont commencé à
s'interroger sur la viabilité du projet. Un temps précieux a été perdu
avant que le projet ne soit repris et mis en route au cours de ces deux
dernières années.
Le lancement de TV5 aura-t-il une incidence sur
la grille des programmes de SBC, notamment pour ce qui est des émissions
en français ?
Oui et non. Non, parce que nous continuerons à
diffuser des programmes en français, dans la mesure où le français est
une de nos trois langues officielles.
Oui, parce qu'il se trouve qu'une bonne partie des
programmes que nous recevons actuellement de Paris sont également
diffusés sur TV5. Ce qui veut dire que les téléspectateurs risquent de
trouver sur la SBC des programmes qu'ils ont déjà vus sur TV5. Nous
allons continuer par exemple à diffuser certains documentaires comme
Thalassa. De toute façon, SBC est en train d'étudier ce problème afin de
marquer sa différence par rapport à TV5.
Il vous a fallu installer de nombreux émetteurs
pour assurer la diffusion de TV5. A qui revient la gestion de ces
émetteurs ?
Naturellement à SBC. Le fonctionnement de TV5 nous
coûtera tous les ans près de 350 000 roupies
Comment le public sera-t-il informé de la grille
des programmes de TV5 ?
Je pense que les journaux de la place, à commencer
par Seychelles Nation, se chargeront de le faire.
Quand le signal sera-t-il accessible à tous les
téléspectateurs de Mahé?
L'échéance c'est le mois d'août. Il se peut aussi
que les travaux finisssent avant terme. Nous ne pouvons être précis
parce qu'il y a des travaux préalables qui doivent être exécutés par
d'autres compagnies.
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