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Les
Seychelles seront dans les prochains jours aux assises des pays admis à
l'African Growth and OpportunityAct 2000 (AGOA), à Maurice. Des assises
qui devaient en principe être le clou de la visite du Président
Georges Bush dans la sous-région, mais que ce dernier a annulée à la
dernière minute pour cause de tension internationale, notamment dans la
région du Golfe. Il se murmure dans les coulisses que le Secrétaire
d'Etat Colin Powell qui devait remplacer le patron de la Maison Blanche
ne serait pas également prêt à faire le déplacement.
Tout
de même les USA seront représentés par une énorme délégation de
plus de 80 personnes dirigée par le Trade
Representative Robert Zoellick et représentant le Département du
Commerce, l'Agriculture, l'Overseas
Private Investment Corporation, l'Exim
Bank, la Maison Blanche (National
Security Council), le Trésor, l'USAID, le Département d'Etat,
l'USTR et l'Environnement.
Les
assises auront lieu du 13 au 17 janvier dans la capitale mauricienne et
31 des 36 pays africains élus seront représentés par un peu de plus
de 250 personnalités dont une soixantaine de ministres.
L'African
growth opportunity act ou la loi sur la croissance et les opportunités
économiques en Afrique, a été votée en 2000 par le Congrès américain
dans le but d'accroître le flux des exportations de l'Afrique vers
l'immense marché américain et celui des investissements américains en
Afrique. Cela permettra aux 36 pays africains dont le nôtre, jugés
"éligibles", d'accélérer leur croissance économique en créant
plus de richesses.
Notre pays est attaché à une exploitation judicieuse de ce formidable
outil de développement à travers l'accroissement des investissements
et l'amplification de la croissance économique. En effet, ce sont plus
de 6.000 articles qui peuvent être exportés aux États-Unis dans le
cadre de l'AGOA, dont la liste peut être consultée sur Internet (www.usite.gov),
comportant entre autres : les produits agricoles et dérivés, les
produits de l'artisanat africain et les textiles.
Par ailleurs, les investissements en Afrique dans le cadre de l'AGOA
portent sur les financements provenant d'institutions financières américaines
comme l'Exim-Bank et l'OPIC, mais aussi de partenaires privés américains
dans le cadre de projets de joint-venture. A cet effet, l'AGOA offre
l'avantage d'entrer aux États-Unis avec ces produits sans payer de
droit de douane et sans limitation de quantité. En outre, elle facilite
les contacts avec les acheteurs américains et permet de mieux connaître
la procédure de demande de visa d'entrée aux États-Unis au vu des
documents requis, y compris ceux de l'exportation.
Le volet textile de l'AGOA qui intéresse
particulièrement Maurice, Madagascar le Kenya et le Lesotho, concerne
l'importation sur le territoire américain de produits confectionnés
dans des pays éligibles d'Afrique. A ce jour, seulement 18 des 36 pays
admis à l'AGOA sont éligibles. Tous sont classés Pays les moins développés,
à l'exception des Seychelles, Maurice, la Guinée équatoriale, le
Gabon et l'Afrique du Sud.
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