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LES Septièmes Jeux des îles de l'Océan indien (JIOI)
n'auront pas lieu avant 2007 à Madagasar, mais déjà Antonio Gopal, le
nouveau président du Conseil international des Jeux (CIJ), a les yeux
braqués sur le rendez-vous malgache.
Jusque-là vice-président du CIJ, M. Gopal, âgé de
57 ans, a pris le témoin avec le Malgache Henri Roger le week-end
dernier lors d'une session du CIJ à Tananarive, à Madagascar.
Président du Comité national olympique des
Seychelles depuis 1992 et après 20 ans passés au CIJ, M. Gopal est le
premier Seychellois à occuper le poste de président de cet organisme.
Outre M. Gopal, les Seychelles étaient représentés
à la récente réunion du CIJ par MM. Hugh Adam, vice-président du Comité
national olympique des Seychelles, et Ulric Mathiot, directeur des
programmes au sein du Conseil national des sports.
M. Gopal, qui aura pour responsabilité de
superviser l'organisation des Septièmes JIOI qui auront lieu à Madagasar
en 2007, a accepté de répobdre aux questions de Sports Nation.
Lisons ...
Sports Nation : Vous êtes
le premier Seychellois à occuper ce poste. Qu'est-ce que vous ressentez
dans ce nouveau rôle si important dans le milieu du mouvement sportif
régional ?
Gopal : C'est un rôle très important et pour
la première fois dans l'histoire des JIOI, un Seychellois apportera sa
contribution dans la supervison de l'organisation d'une édition de ces
Jeux. Je dois faire en sorte que Madagascar organise les Jeux de 2007 à
la satisfaction de tous et assurer que le fair-play soit le principe
directeur lors des compétitions.
Je sais d'expérience, notamment au cours des
précédents Jeux, que le fair-play n'a toujours pas été à l'ordre du
jour. A mon avis, le CIJ doit intervenir dès que le comité
d'organisation décide de manipuler les programmes des rencontres en
faveur des équipes et individus du pays hôte.
En somme, mon challenge comme président du CIJ
c'est d'assurer que tous les athlètes des îles participantes bénéficient
des mêmes droits, suivre les préparatifs du pays organisateur, voir si
les infrastructures sportives sont dans un bon état, et analyser les
points techniques de toutes les disciplines qui seront admises aux Jeux.
En fait, le CIJ tout entier joue un rôle important
parce que les décisions finales sont prises par tous les représentants
des îles qui participent aux JIOI.
Sports Nation : Peut-on savoir quand
avez-vous décidé de présenter votre candidature à ce poste ?
Gopal : Comme vous savez, le président du
CIJ ne doit pas être originaire du pays organisateur des Jeux. Le
Malgache Roger Henri a servi deux termes de quatre ans et il ne pouvait
pas continuer dans ce poste. Malgré le fait qu'il y a un système de
rotation, Maurice m'a demandé avant les élections si j'allais poser ma
candidature. J'ai répondu par l'affirmative. A l'heure des élections,
j'étais donc le seul candidat et tout le monde a voté pour moi.
Sports Nation : Vous semblez cumuler
beaucoup de responsabilités. Avez-vous de ressources pour exercer toutes
ces responsabilités ?
Gopal : Depuis l'année 2000, je ne suis plus
membre exécutif d'ANOCA. J'ai passé huit ans dans ce poste qui est
maintenant occupé par un Comorien.
Je travaille comme consultant le matin et dans
l'après-midi, j'ai amplement de temps à consacrer à divers travaux.
Dans le passé, je cumulais beaucoup de
responsabilités : j'étais membre de plusieurs fédérations ou
associations, président du CNOS, vice-président du CIJ et membre d'ANOCA
sans compter ma profession.
A cette époque j'ai exercé toutes ces
responsabilités sans aucun problème. C'est dire que le CIJ, qui ne se
réunit qu'une ou deux fois par an, ne me posera pas de problème de
calendrier, même s'il faut de temps en temps aller visiter ceci et cela.
Sports Nation : Vous héritez de la
présidence du CIJ à un moment où il y a le problème de Mayotte à l'ordre
du jour. Est-ce que cela ne vous inquiète pas ?
Gopal : Lors de la récente réunion du CIJ,
la question de l'admission de Mayotte comme entité séparée était à
l'ordre du jour. Le CIJ a décidé qu'il fallait attendre la prochaine
réunion pour prendre une décision. Ceci pour donner la possibilité aux
différents comités olympiques des îles participantes pour discuter du
sujet avec leur gouvernement. Cependant, il se peut que des instances
sportives ou autres essaient de faire pression pour l'admission de
Mayotte au CIJ. Mais la décision finale appartient au CIJ.
Je dois préciser que le CIJ n'est contre la
participation d'aucun athlète de la sous-région. Loin s'en faut.
Mais cela doit se faire dans le respect des règles.
Les pays qui veulent participer aux Jeux doivent être membres du CIJ.
Sports Nation : Etes-vous prêt à être ce
président qui présidera à l'élargissement du CIJ. Il semble que Djibouti
frappe déjà à la porte ?
Gopal : Il n'y a pas seulement Djibouti. Le
Sri Lanka a aussi exprimé son désir de s'associer au CIJ. Encore une
fois, c'est le CIJ tout entier qui en décidera.
Sports Nation : Le CIJ a très peu de
relations avec les autres organismes de la région. Etes-vous prêt à
travailler pour remédier cette lacune ?
Gopal : Le CIJ fonctionne un peu comme le
COI (Comité olympique international) qui n'organise que les Jeux
Olympiques. Le CIJ est par ailleurs en contact avec les comités
olympiques de toutes les îles. Nous avons aussi décidé de créer un
secrétariat permanent pour les Jeux et c'est la Réunion qui doit
l'abriter. Le CIJ compte aussi lancer son site web très bientôt.
Nous sommes en train d'étudier également la
possibilité d'organiser de petits Jeux tous les deux ans. Ces Jeux
concerneront les disciplines qui ne sont admises aux JIOI.
Propos reueillis par G. G. |