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LA première édition
du marathon intitulé Les
Seychelles Autrement, le tout nouveau des évènements sportifs que
les Seychelles viennent d'abriter, a pris fin mardi dernier à Cap
Lazare.
C'est Simon Labiche,
spécialiste seychellois de la course de longue distance, qui en est le
grand vainqueur. Il est suivi par son compatriote Ronny Marie et le Français
Alain Aubrion. Chez les femmes, c'est la Seychelloise Simone Jaffa qui a
dominé. Une autre Seychelloise, Létimie Hoareau, a pris la deuxième
place alors que la Française Raymonde Cornou était classée troisième
de ce marathon organisé par l'Association Sportive des Professions de
Santé (l'ASPS – en France) avec la participation du Ministère
seychellois des Collectivités locales, des Sports et de la Culture, et
l’Agence de voyages Creole
Holidays.
Après la dernière
étape – 19 kilomètres – disputée mardi matin entre Police Bay et
Cap Lazare, en passant par Anse Marie-Louise, Val d'Andorre, Dame le Roy
et Anse Soleil, M. Gérard Pourcher, président de l'Association
Sportive des Professions de Santé (l'ASPS – en France), s'est dit
satisfait de cette première édition. Il n'a pas exclu de revenir l'année
prochaine.
« C'est un des
projets que nous avions discuté lorsque je suis venu ici pour la première
fois pour organiser ce marathon. Compte tenu de la date dans l'année,
qui en France correspond à beaucoup de jours fériés, il y a une forte
possibilité de refaire cette course si cette première édition est une
réussite. Il faut attendre quelques jours et qu'on en discute tous
ensemble, mais à l'arrivée j'ai l'impression que c'est une réussite
et tous les coureurs sont satisfaits. J'espère que les autorités
seychelloises sont aussi satisfaites et si tout le monde est d'accord,
nous allons rentrer en France et nous montrerons des images de la télévision
seychelloise et des coupures des journaux seychellois pour déjà
initier une autre épreuve », a declaré à Sports
Nation M. Pourcher, qui a lui aussi participé à toutes les étapes.
M. Pourcher est à
sa quatrième visite aux Seychelles et il pense qu'il est loin d'être
à sa dernière. Il a continué en disant :
« On a fait, en
cinq jours, 100 km aux Seychelles entre les étapes de course à pied et
des étapes de trail. C'est un moyen que nous avions choisi pour emmener
un groupe de sportifs français à découvrir les Seychelles autrement.
De France, on n'imagine à peine que les Seychelles sont granitiques. On
ne pense qu'à la plage avec des cocotiers où on ne fait que bronzer et
dormir et peut-être un peu de plongée sous-marine. On confond souvent
en France, l'image des Seychelles et l'image des Maldives. On n'imagine
pas trop que les Seychelles sont si montagnées. L'objectif touristique
que je m'étais fixé en amenant ce groupe de sportifs français, c'était
de leur faire faire les Seychelles autrement. C'est-à-dire de voir que
les Seychelles sont fabuleusement beaux et qu'il y a des choses extrêmement
belles qu'on ne nous fait pas voir dans les circuits touristiques
habituels. L'objectif sportif, c'était de faire comme nous faisons
chaque année, 100 km dans un pays. La récompense pour nous ça été
la joie que nos amis seychellois sont venus courir avec nous. Je
remercie du fond du cœur tous les coureurs seychellois et j'ai un
remerciement particulier pour le ministère seychellois du Tourisme et
celui des Sports. »
Prié de donner son
opinion sur la différence entre ce marathon couru aux Seychelles et
ceux disputés dans d'autres pays du monde, M. Pourcher a eu ceci à
dire :
« Il n'y a pas de
grandes différences entre le marathon disputé aux Seychelles et ceux
courus dans d'autres pays. Aux Seychelles, on était un peu gêné par
la chaleur. Nous ne sommes pas habitués avec cette chaleur importante
et l'humidité, mais nous avons fait par le passé des courses au Népal
et en Equateur où nous avons couru en très haute altitude. A 4 000 mètres
d'altitude, nous n'étions pas gênés par la chaleur mais par le froid
et le manque d'oxygène. Je pense que la différence est aussi liée à
la présence des coureurs seychellois. Il y a une chaleur et une
communication qui se font entre les coureurs français et seychellois et
même les gens au bord des routes qui nous encouragaient et nous
applaudissaient. Je pense que c'est un gros plus pour les Seychelles de
faire vivre la course ».
A noter qu'au total
81 participants, 21 femmes et 60 hommes, avaient pris le départ de ce
marathon.
L’épreuve d’une
distance totale de 100 km comprenait 7 étapes réparties sur six jours.
La première course
d'une distance de 6 km sur la plage en face du Paradise Sun, a eu lieu
jeudi dernier.
Le lendemain, 3 mai,
la course de 13 km a commencé à Anse La Blague et s'est terminée à
Anse Lazio. Tous les participants étaient à La Digue pour la journée
du 4 mai. Le premier trajet allait du port de La Passe jusqu’à Grand
Anse (6.5 km). Le deuxième trajet, qui n'était pas chronométré, a
emmené les participants à Anse Fourmis. La troisième étape partait
d'Anse Fourmis à Anse
Source d’Argent (9 km).
La plus longue étape
– 25 km – s'est déroulée à Praslin le 5 mai. L'étape était un
aller-retour du Paradise Sun à la Vallée de Mai.
La course s'est
poursuivie à Mahé le 6 mai et les compétiteurs ont quitté Fairview,
La Misère, pour arriver à la Mission et, de là, ils sont allés à
Port Launay (12,5 km).
La dernière course
a eu lieu hier et elle a commencé à Police Bay pour finir à Cap
Lazare (19 km).
Neuf équipes –
Seychelles, Poissy, Achères, Rhône-Alpes, Nord-Est, Centre, Pyrénées,
Ailleurs, Intermittents et Partout – ont participé à ce marathon et
elles étaient composées chacune de sept personnes, dont deux femmes et
cinq hommes.
A noter que l’ASPS,
dont l'objectif est de promouvoir le sport, la santé et la médecine du
sport au travers de publications, des congrès et des sympodia, organise
chaque année, depuis 1986, ce genre de marathon dans différents pays.
Elle organise aussi
des manifestations sportives chaque année et ses membres ont participé
à plusieurs reprises aux marathons de New York, Prague et Madrid pour
ne nommer que quelques-uns.
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