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Le moins que l'on
puisse dire est que le bilan de la participation seychelloise aux IVèmes
Jeux de la Francophonie n'a pas été, au plan sportif, à la hauteur
des espoirs. Contrairement aux Jeux de Madagascar en 1997 où les
Seychelles avaient gagné trois médailles en sport, notamment en boxe,
(Jerry Legras - argent, Roland Raforme et Jude Micock - bronze), nos
représentants dans les différentes disciplines sportives reviennent à
la maison cette fois-ci les mains vides. Non seulement aucun d'eux n'est
monté sur les deux autres marches du podium, mais aucun n'a pu égaler
non plus son propre record national. Une pauvre prestation sur laquelle
responsables et techniciens devront se pencher dans les semaines à
venir afin d'en connaître les raisons véritables.
En attendant
l'entraîneur russe Valentyna Avilova, ne cache pas sa tristesse :
"Je suis
triste parce que nous avions de bonnes chances de médaille dans au
moins deux épreuves, mais nous avons laissé passer l'occasion.
C'est dommage.
Je pense aussi que les nouvelles installations du stade Terry Fox n'étaient
pas faites pour arranger les choses chez nos athlètes. La piste est
bleue et elle n'est pas rapide. Aux Seychelles, la piste est dure et
cela fait que nos porte-drapeaux ont eu du mal à trouver leur marque",
a -t-elle dit.
L'entraîneur Avilova, qui est une ancienne médaillée des Jeux
olympiques précise qu'elle ne cherche pas à trouver des excuses mais
qu'elle parle en tant qu'ancienne athlète de haut niveau, qui a connu des situations semblables dans le
temps, quand elle faisait le saut en hauteur.
Sans vouloir
engager la polémique, on notera que même s'il est vrai que la piste du
stade Terry Fox vient tout juste d'être rénové pour le début des
compétitions, cela n'a pas empêché pour autant beaucoup d'athlètes
d'y faire de bons résultats. La preuve,
24 records ont été battus sur ces pistes.
En attendant de donner la parole aux spécialistes, nous ne courrons pas
le risque de nous tromper en disant qu'au cours de ces IVèmes Jeux de
la Francophonie,
nos athlètes ont démontré des limites sur le plan psychologique.
Dans une compétition
internationale, il y a une chance sur 100 qu'un athlète retrouve les mêmes
installations dans lesquelles il s'est entraîné. Ce qui signifie qu'il
doit travailler très dur pour être prêt à affronter toutes les
conditions possibles comme l'ont du reste démontré les athlètes
mauriciens. Par exemple, l'athlète mauricien
Jonathan Chimier, qui avait raté son premier saut, est allé
chercher la médaille d'or dans le même sautoir où Beryl Laramé a
participé à la compétition.
Quant au sprinter Stephan Buckland, il a réalisé le doublé aux 100 et
200 mètres avant de remporter une troisième médaille d'or au relais
4x100 mètres.
Devenu le chouchou du public canadien après ses exploits, Stéphane
Buckland a déclaré à Seychelles
Nation que les bons résultats enregistrés sont le fruit d'un travail de longue haleine.
"Je suis convaincu qu'il y a de bons athlètes dans la région de
l'Océan indien, que ce soit aux Seychelles, à Madagascar, à la Réunion,
à Maurice ou aux Comores.
Mais tout le monde doit travailler comme moi. Il n'y a pas de formule
magique, la réussite passe par le travail", a-t-il dit.
Manque d'expérience en boxe,
judo et tennis de table
En ce qui concerne le tennis de table, le judo et la boxe, nos représentants
ont fait preuve d'un manque d'expérience contre des adversaires plutôt
aguerris. Nos deux pugilistes - Jean-Paul Mellie et Melton Labonté - ainsi que le judoka Francis Labrosse ont certainement
donné le meilleur d'eux-mêmes, mais il leur a manqué ce petit
quelque chose qui les aurait permis de
rivaliser avec les meilleurs de leurs catégories.
Dans pareille situation, le manque de compétition internationale se
paye cash. S'ils avaient eu une bonne préparation avant les Jeux,
nos boxeurs et judoka auraient sans doute fait mieux.
"Le manque de
compétition nous pénalise énormément. A mon avis, il nous faut plus
de contacts avec l'étranger pour acquérir de l'expérience », a déclaré
Ronald Wong, chef de mission (sport) à ces Jeux.
Quant aux pongistes, leur sort était déjà décidé, peut-être même
avant le début de la compétition. Non seulement, ils ont perdu tous
leurs matches contre des équipes qui viennent de pays où le tennis de table est bien implanté,
mais ils ont aussi connu des problèmes d'équipement au point qu'ils
ont risqué la disqualification.
Ce qui signifie
qu'il nous reste encore beaucoup à faire pour prétendre au haut niveau
où seuls les athlètes courageux et déterminés peuvent se maintenir.
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